Par Le rebelle caché

Avant de laisser mes chagrins s’exprimer à travers des larmes abondantes, je voudrais dire ceci :

Laisser des « va-nu-pieds » jouer avec le destin d’une patrie qui porte une histoire épique constitue un avertissement quant à notre propre perte, nous tous, libres comme esclaves.

Telle est notre situation si les esclaves continuent de servir de boucliers humains aux « va-nu-pieds »… Et ils sont nombreux parmi ceux que l’on qualifie, à tort et à travers, d’élites.

Ma tristesse pour toi, patrie des grandes épopées…

Ma tristesse pour toi, Algérie de l’Histoire. Et même ma tristesse pour toi, ô Histoire… longue et noble…

Ô Histoire écrite dans le sang, les massacres et les fosses communes.

Ma tristesse pour toi…

Parce que des « va-nu-pieds » ont soudainement émergé, concentrant en eux tous les crimes, dont ils semblent même tirer une certaine fierté.

Ils sont venus pour te réduire à néant, pour transformer ta terre en un simple passage.

Ma tristesse pour toi…

Car les « va-nu-pieds » ont fait de toi un scandale relayé sur tous les sites et toutes les chaînes de télévision de ce village planétaire.

Ma tristesse pour toi, Algérie de l’épopée, dont l’histoire a été écrite avec la fierté des héros : Amirouche, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad, Larbi Ben M’Hidi, Si El Haouès, Zighoud Youcef et tant d’autres…

Une histoire également écrite avec les larmes des mères, des sœurs et des grands-mères… et de tant d’autres.

Pourtant, les chagrins demeurent aussi une source de détermination et peuvent renouveler les volontés sincères de sauver la patrie des martyrs par la force de la connaissance et par une démarche pacifique et civilisée, capable de susciter l’admiration du monde entier.