Lahbib Ould Mohamed Abdelaziz, fils de l’ancien chef du Front Polisario Mohamed Abdelaziz, a trouvé la mort lors d’une opération de ciblage menée par un drone dans la zone tampon située à l’est du mur de défense marocain, selon des informations relayées ces dernières heures par plusieurs sources et plateformes médiatiques proches du mouvement séparatiste.

D’après ces mêmes sources, Lahbib Ould Mohamed Abdelaziz figurait parmi les cadres les plus influents du Polisario. Membre du Secrétariat général du Front et de sa commission de défense, il était considéré comme l’une des figures montantes de l’organisation et comme l’un des candidats les plus sérieux pour jouer un rôle de premier plan dans l’ère post-Ibrahim Ghali, alors que les spéculations sur la succession à la tête du mouvement se multiplient.

Selon les informations disponibles, la frappe a visé un véhicule tout-terrain transportant Lahbib Ould Mohamed Abdelaziz ainsi que plusieurs autres membres du Polisario dans la zone tampon. L’attaque aurait fait plusieurs morts et blessés. À l’heure actuelle, la direction du Front Polisario n’a publié aucun communiqué officiel détaillant les circonstances exactes de l’opération ni le bilan définitif des pertes humaines.

La nouvelle a provoqué une vive agitation dans les camps de Tindouf, où des sources concordantes font état d’un état d’alerte discret au sein des cercles dirigeants du mouvement. Des informations évoquent également d’importants mouvements aériens militaires destinés à évacuer les blessés et à transférer les victimes liées à cette opération.

Lahbib Ould Mohamed Abdelaziz occupait une place particulière au sein des structures du Polisario en raison de son appartenance à la famille de Mohamed Abdelaziz, qui a dirigé le mouvement séparatiste pendant plusieurs décennies avant son décès en 2016. Son nom revenait régulièrement parmi les personnalités susceptibles de jouer un rôle central dans les futurs équilibres internes de l’organisation, notamment après son élection au nouveau Secrétariat général et grâce à son influence au sein de certains cercles militaires et sécuritaires.

Formé militairement en Algérie, il avait auparavant exercé plusieurs responsabilités au sein de ce que le Polisario appelle son corps de gendarmerie. Après la disparition de son père, il s’était quelque peu éloigné de la scène médiatique avant de revenir progressivement au premier plan ces dernières années, notamment à travers des prises de position favorables à l’escalade militaire défendue par la direction du Front.

Pour plusieurs observateurs, la disparition de l’un des principaux prétendants à la succession d’Ibrahim Ghali pourrait rebattre les cartes au sein du Polisario et intensifier la lutte d’influence entre les différents courants qui se disputent le contrôle du mouvement, dans un contexte marqué par des défis politiques et militaires croissants et par des interrogations persistantes sur l’avenir de sa direction.