L’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a eu un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, au cours duquel ils ont examiné l’évolution du dossier iranien et ses répercussions sur la sécurité et la stabilité de la région, dans un contexte marqué par une montée des tensions entre Washington et Téhéran.
Selon un communiqué du Diwan de l’émir, l’appel a porté sur les efforts visant à désamorcer l’escalade au Moyen-Orient, ainsi que sur les développements liés à la crise iranienne et leurs conséquences potentielles sur l’équilibre régional, alors que les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région.
Ces échanges interviennent alors que le président américain Donald Trump a multiplié les menaces de frappes contre l’Iran, ce que Téhéran considère comme une stratégie destinée à provoquer une confrontation militaire afin de justifier une ingérence extérieure et, à terme, un changement de régime par le biais des sanctions et des pressions économiques.
L’Iran a, de son côté, averti qu’elle répondrait de manière globale et sans précédent à toute attaque, même limitée, selon plusieurs déclarations et fuites relayées par des sources américaines.
Les discussions ont également porté sur la situation dans la bande de Gaza et sur les efforts visant à protéger les civils dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, après deux années de guerre ayant fait plus de 71 000 morts et plus de 171 000 blessés, ainsi que la destruction de près de 90 pour cent des infrastructures civiles. L’ONU estime le coût de la reconstruction à plus de 70 milliards de dollars.
Par ailleurs, Tamim et Macron ont abordé les développements au Liban et les moyens de soutenir sa stabilité et de préserver sa souveraineté, face aux violations israéliennes répétées de l’accord de cessez-le-feu conclu avec le Hezbollah en novembre 2024.
Des responsables libanais ont appelé à plusieurs reprises la communauté internationale à contraindre Israël à respecter ses engagements, tandis que le Hezbollah a réaffirmé son attachement à la trêve et exigé le retrait des forces israéliennes des zones occupées.
Cet échange illustre les inquiétudes croissantes de la communauté internationale face au risque d’une explosion régionale majeure, dans un contexte où les crises se multiplient et s’entrecroisent.
La rédaction / LEMED24



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