L’Iran a vivement réagi à la décision de l’Union européenne d’inscrire les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes, une mesure qualifiée à Téhéran d’attaque politique directe contre les fondements du régime. En réponse, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que son pays considérerait désormais les armées des États membres de l’UE comme des « groupes terroristes », dans une escalade sans précédent.
Lors d’une séance publique ce dimanche, Ghalibaf a affirmé que la décision européenne revenait à « tirer sur ses propres pieds », accusant l’Europe d’agir contre les intérêts de ses peuples par une obéissance aveugle aux États-Unis. Il a précisé que cette position s’appuyait sur l’article 7 de la loi iranienne sur les contre-mesures.
Dans une scène hautement symbolique, les députés iraniens ont porté l’uniforme des Gardiens de la révolution en signe de soutien, avant de scander des slogans hostiles à Washington et à l’Europe.
Ghalibaf a également annoncé que la commission parlementaire de la sécurité nationale examinerait l’expulsion des attachés militaires européens, en coordination avec le ministère des Affaires étrangères, une démarche qui pourrait élargir la rupture diplomatique.
De leur côté, les Gardiens de la révolution ont dénoncé une décision qui complique toute coopération constructive et renforce la logique de confrontation.
Créés après la révolution islamique de 1979 pour protéger le régime, les Gardiens sont devenus une force économique et militaire dominante, contrôlant de vastes secteurs en Iran.
Cette escalade intervient alors que les États-Unis renforcent leur présence militaire au Moyen-Orient, tandis que le président Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d’intervenir si l’Iran ne respecte pas les exigences américaines sur le dossier nucléaire ou ne met pas fin à la répression des manifestants.
Enfin, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a averti qu’une attaque américaine transformerait la crise en conflit régional, soulignant le niveau extrême de tension atteint.
Ainsi, les relations entre l’Iran et l’Union européenne entrent dans une phase critique, où la menace remplace le dialogue, au risque d’une confrontation dépassant le cadre diplomatique.



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