Dans une démarche illustrant la poursuite de la politique de pression maximale contre Téhéran, le département d’État américain a annoncé vendredi une nouvelle série de sanctions visant le secteur pétrolier iranien. Cette annonce intervient seulement quelques heures après la première série de discussions entre les délégations américaine et iranienne à Oman, soulignant le contraste entre dialogue diplomatique et pression économique.

Selon un communiqué du porte-parole du département d’État, Tommy Pigott, le président Donald Trump maintient son engagement à réduire les exportations illégales de pétrole et de produits pétrochimiques iraniens dans le cadre d’une vaste campagne de pression menée par son administration. Washington présente ces mesures comme une réponse directe à des activités jugées déstabilisatrices à l’échelle régionale et internationale.

La diplomatie américaine accuse le régime iranien de consacrer ses ressources au financement d’activités extérieures plutôt qu’à l’amélioration des conditions de vie de sa population ou à la modernisation de ses infrastructures vieillissantes. Elle évoque également la poursuite de violations internes, estimant que les priorités sécuritaires priment sur les considérations sociales et économiques.

Les nouvelles sanctions visent 15 entités, deux individus et 14 navires liés à ce que Washington appelle une « flotte fantôme », un réseau maritime soupçonné de faciliter le commerce pétrolier en contournant les restrictions internationales. Ces mesures prévoient le gel des avoirs détenus aux États-Unis par les personnes et entités concernées, ainsi que l’interdiction pour les entreprises et citoyens américains de traiter avec eux sous peine de sanctions.

Cette escalade coïncide avec la réunion des délégations américaine et iranienne à Mascate, qui se sont accordées sur la poursuite des discussions, signe que les canaux diplomatiques restent ouverts malgré le durcissement économique. Des observateurs estiment que cette stratégie vise à renforcer la position de négociation américaine sans fermer la porte aux solutions politiques.

Parallèlement, l’administration américaine intensifie son discours envers l’Iran, évoquant même des options militaires dans un contexte de tensions internes récentes. Le renforcement de la présence navale américaine dans la région ajoute une dimension sécuritaire à une situation déjà fragile, laissant présager une période marquée par l’incertitude entre escalade et tentative d’apaisement.

La rédaction / LEMED24