Malgré de longues années de tensions politiques artificielles et de tentatives répétées de manipulation de l’opinion publique, la relation entre les peuples marocain et algérien reste fondée sur des bases bien plus solides que les calculs des régimes et leurs discours hostiles. Derrière le bruit médiatique officiel et la surenchère politique, une réalité demeure incontestable : l’hostilité n’est pas populaire, elle est le produit direct de politiques autoritaires qui ont fait de la discorde un instrument de domination.
Les deux peuples partagent une histoire commune, une géographie indissociable, une langue, des traditions et des liens humains profonds. Les relations familiales, sociales et culturelles n’ont jamais disparu, malgré les frontières fermées et les crises diplomatiques successives. À chaque rencontre loin de la propagande officielle, Marocains et Algériens découvrent rapidement que ce qui les unit est infiniment plus fort que ce qui les sépare.
Face à cette réalité, le pouvoir algérien persiste à investir dans un discours d’hostilité envers le Maroc, non pas pour défendre les intérêts du peuple algérien, mais pour fuir ses propres échecs internes. Incapable de répondre aux attentes sociales les plus élémentaires, qu’il s’agisse de santé, d’éducation, de justice ou de conditions de vie décentes, le régime préfère désigner un ennemi extérieur afin de détourner l’attention de la crise profonde qu’il traverse.
Cette stratégie sert exclusivement une élite dirigeante qui a échoué sur les plans politique et économique, et qui a choisi d’exporter ses problèmes plutôt que de les affronter. Le Maroc est ainsi présenté comme responsable de tous les maux internes, de la dégradation du pouvoir d’achat à l’effondrement de la monnaie, en passant par les tensions sociales et les crises économiques. Une politique de diversion qui se heurte de plus en plus à la réalité vécue par les citoyens algériens eux-mêmes.
De son côté, le Maroc a toujours fait la distinction entre le régime algérien et le peuple algérien. Cette approche a permis d’éviter une rupture totale entre les sociétés et de préserver un minimum de respect mutuel. Les Marocains sont conscients que le citoyen algérien est avant tout victime d’un système politique fermé, et non acteur des décisions hostiles prises en son nom.
La persistance de cette situation ne nuit pas seulement aux relations bilatérales, elle bloque toute perspective sérieuse de construction d’un espace maghrébin intégré, capable de constituer une véritable force régionale. La fermeture des frontières, la paralysie de la coopération et l’empoisonnement des consciences collectives ont un coût élevé, payé par les deux peuples, tandis que les régimes échappent à toute responsabilité.
En définitive, l’avenir des relations entre le Maroc et l’Algérie ne se jouera ni dans les communiqués officiels ni dans les discours agressifs, mais dans la conscience des peuples et leur capacité à identifier le véritable problème. La fraternité populaire demeure, quelles que soient les tentatives de division, tandis que les politiques de haine et de confrontation sont vouées à disparaître avec ceux qui les entretiennent.
La rédaction / LEMED24



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