Le mouvement palestinien Hamas a annoncé mercredi sa disposition à transférer l’administration de la bande de Gaza à un comité palestinien de technocrates, marquant un tournant politique notable dans un contexte de fortes pressions régionales et internationales visant à mettre fin à la guerre en cours depuis plus d’un an.
Son porte-parole, Hazem Qassem, a déclaré que le mouvement était prêt à procéder à un transfert complet et organisé du pouvoir, précisant que des protocoles, des dossiers finalisés et des commissions de supervision avaient déjà été mis en place pour encadrer cette phase de transition. Il a souligné que cette démarche vise à confier la gestion civile de Gaza à un organe national de technocrates, à l’écart des conflits partisans.
En parallèle, le Hamas a insisté sur une condition essentielle à la réussite de toute solution future, à savoir l’ouverture totale du poste-frontière de Rafah dans les deux sens, ainsi que la garantie d’une liberté de circulation pour les personnes et les marchandises, sans entraves israéliennes. Le mouvement a averti que toute restriction persistante rendrait ces arrangements caducs.
Cette annonce intervient alors que les efforts diplomatiques se multiplient pour instaurer une trêve durable, après une guerre dévastatrice ayant fait des dizaines de milliers de victimes et détruit une grande partie des infrastructures de Gaza.
De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a durci le ton, affirmant vouloir faire de Gaza une zone entièrement démilitarisée, et assurant que son gouvernement était déterminé à désarmer le Hamas et à empêcher toute menace future contre Israël.
Ses propos ont été tenus lors des funérailles de Ran Gvili, dernier otage israélien dont la dépouille a été restituée depuis Gaza. Il a rappelé que quiconque lèverait la main contre Israël paierait un prix extrêmement élevé.

Les obsèques, organisées dans la ville de Meitar, ont rassemblé des centaines de personnes, dont de hauts responsables, tandis que le président israélien Isaac Herzog a présenté ses excuses à la famille.
Avec la restitution du corps de Gvili, la première phase de l’accord de cessez-le-feu conclu sous médiation américaine a pris fin. L’attaque du 7 octobre 2023 avait fait plus de mille morts en Israël, tandis que l’offensive israélienne à Gaza a causé la mort de plus de soixante-dix mille Palestiniens, selon le ministère de la Santé de l’enclave, des chiffres jugés fiables par l’ONU.
L’avenir de Gaza demeure incertain, entre les appels à une administration civile palestinienne indépendante et la volonté israélienne d’imposer un nouvel ordre sécuritaire.

La rédaction / LEMED24