Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé que la France s’oriente vers une augmentation du nombre de visas humanitaires accordés aux Iraniens souhaitant demander l’asile. Cette décision reflète une position politique et humanitaire claire à la suite de la récente campagne de répression menée en Iran. Elle intervient dans un contexte de critiques européennes et internationales croissantes à l’égard des autorités iraniennes.

Lors d’un discours devant le Parlement, Barrot a souligné que le soutien au peuple iranien constitue une priorité politique et morale pour Paris. Il a affirmé que la France mobiliserait tous les moyens disponibles pour apporter cette aide, notamment en facilitant l’accueil des Iraniens persécutés en raison de leurs positions politiques ou de leurs activités d’opposition.
Le ministre a précisé que l’augmentation prévue des visas humanitaires vise en priorité les opposants confrontés à de réels dangers en Iran. Selon lui, la France a la responsabilité de protéger ces personnes lorsqu’elles sollicitent l’asile, une démarche conforme aux valeurs françaises liées aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales.

Cette orientation traduit la volonté de Paris d’envoyer un double message politique : un message de solidarité envers les Iraniens touchés par la répression, et un signal adressé à Téhéran indiquant que la communauté internationale suit de près la situation intérieure. Cette mesure s’inscrit également dans une politique européenne plus large visant à renforcer les mécanismes de protection humanitaire.
Des observateurs estiment que la décision française pourrait encourager d’autres pays européens à adopter des mesures similaires, dans un contexte marqué par une hausse des demandes d’asile liées aux tensions politiques. Parallèlement, cette annonce relance en France le débat sur l’équilibre entre engagements humanitaires et gestion des flux migratoires.
En définitive, cette initiative confirme la volonté de la France de jouer un rôle actif dans la protection des personnes en danger, en mettant l’accent sur la dimension humanitaire de la crise iranienne. Les modalités concrètes de mise en œuvre et les critères de sélection des bénéficiaires seront déterminants pour mesurer l’efficacité de cette politique dans les mois à venir.