Depuis des décennies, le régime algérien repose sur un principe immuable: le mensonge systémique. Mensonge à l’intérieur pour masquer l’échec, mensonge à l’extérieur pour tromper l’opinion publique et fabriquer de fausses victoires diplomatiques. Au centre de ce système se tient Abdelmadjid Tebboune, devenu le symbole d’un pouvoir qui gouverne par des communiqués truqués et des discours creux.
La dernière affaire impliquant le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a franchi un nouveau seuil. En affirmant qu’une déclaration commune avec la Slovaquie incluait un soutien à la position algérienne sur le Sahara, la diplomatie algérienne s’est exposée à un démenti cinglant. Le document officiel publié par Bratislava ne mentionne ni le Sahara ni aucun conflit territorial. Il se limite à la coopération économique, à la gestion de l’eau, à l’agriculture et à la coordination européenne.
Il ne s’agit pas d’une simple maladresse, mais d’un mensonge diplomatique délibéré, destiné à la consommation interne, au mépris total des faits. Plus grave encore, ce mensonge a visé un État hôte, violant les règles élémentaires du respect entre partenaires.
Comment un régime qui se prétend courageux politiquement peut-il s’abstenir lors des votes au Conseil de sécurité, puis revendiquer des positions fermes? L’abstention n’est pas une position, mais une fuite politique maquillée.
L’affaire slovaque révèle une réalité plus profonde: un système en crise, prisonnier de la fabrication permanente de mensonges, et des figures nouvelles cherchant à s’imposer par la surenchère dans la désinformation. Ahmed Attaf n’est pas une anomalie, mais le produit d’une école politique où le mensonge est une compétence.
Ce qui s’est produit n’est pas un incident, mais une démonstration éclatante de l’effondrement de la crédibilité diplomatique du régime algérien.



Comments
0No comments yet.