Le Portugal a connu un tournant politique notable avec l’annonce de la démission de la ministre de l’Intérieur, Maria Lucia Amaral, à la suite de vives critiques sur la gestion gouvernementale des intempéries violentes qui ont récemment frappé le pays. Selon un communiqué officiel publié mardi soir par la présidence de la République, le président sortant Marcelo Rebelo de Sousa a accepté cette démission, tandis que le Premier ministre de droite, Luís Montenegro, assurera provisoirement les fonctions du ministère.
Le communiqué précise que la ministre a estimé ne plus disposer des conditions personnelles et politiques nécessaires pour poursuivre sa mission, reconnaissant implicitement le poids des pressions politiques et populaires croissantes. Ces tensions ont émergé après la controverse liée à la gestion de la tempête « Christine », responsable de pertes humaines et matérielles importantes.
Dans ce contexte, le Parti socialiste a rapidement réagi. Son secrétaire général, José Luís Carneiro, a déclaré aux médias que cette démission constituait la preuve d’un échec du gouvernement dans la gestion de l’état d’urgence. Cette prise de position illustre le climat de polarisation politique, exacerbé par une catastrophe naturelle qui a mis à l’épreuve les capacités de l’État.
La tempête qui a touché plusieurs régions portugaises la semaine dernière a causé la mort d’au moins cinq personnes et d’importants dégâts matériels, affectant infrastructures et biens privés. Cette catastrophe relance le débat sur la préparation des autorités face aux phénomènes climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents dans la péninsule Ibérique.
Des rapports climatiques indiquent que la région figure parmi les plus exposées aux dérèglements climatiques en Europe, avec des vagues de chaleur plus longues et intenses ainsi que des épisodes de pluies torrentielles et de tempêtes plus récurrents. Ces évolutions imposent aux gouvernements des défis majeurs, nécessitant des stratégies préventives renforcées et des investissements accrus dans la gestion des crises.
Ce développement politique intervient dans un moment délicat, quelques jours après une élection présidentielle organisée dans un contexte marqué par les perturbations climatiques. Le scrutin s’est conclu par la victoire du socialiste modéré António José Seguro. Des observateurs estiment que la convergence entre transition politique et crise climatique pourrait redéfinir les priorités du nouveau pouvoir, notamment en matière de protection civile et de préparation aux catastrophes



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