Ce qui se passe ces jours-ci au Maroc, avec la présence toujours continue des supporters algériens, a depuis longtemps dépassé le cadre du football pour devenir un moment révélateur qui a mis le régime algérien en difficulté et dévoilé un projet fondé sur le mensonge et la manipulation. Les supporters, qui continuent de se déplacer entre les villes marocaines et de vivre l’ambiance de la Coupe d’Afrique des nations loin des calculs politiques et des discours hostiles, ne se sont pas contentés d’assister aux matchs. Ils ont vécu une expérience de terrain directe. Cette expérience, telle qu’elle apparaît dans les vidéos largement partagées et dans les témoignages des Algériens eux-mêmes, a provoqué un véritable choc chez des supporters arrivés avec une image sombre du Maroc, avant de se heurter à une réalité qui contredit totalement ce que leur avait inculqué la machine de propagande officielle, et qui révèle la fausseté du récit entretenu pendant des années par le régime algérien sur le Maroc et son peuple.

Les supporters algériens qui ont parcouru les villes marocaines, de Rabat à Casablanca, puis Marrakech et Agadir, ont découvert des infrastructures modernes, des autoroutes, des aéroports récents, des trains à grande vitesse, des transports publics organisés, des stades aux normes internationales, un niveau de sécurité permettant aux citoyens de circuler jour et nuit sans crainte, ainsi qu’une vie quotidienne normale proche des standards européens. Cette réalité a détruit en quelques jours l’image noire soigneusement fabriquée par la presse du régime à l’intérieur de l’Algérie.

Mais la plus grande surprise ne se trouvait ni dans les rues ni dans les infrastructures, elle était dans les stades. Là où la rivalité est censée s’exprimer, la vérité est apparue sans détour. Les supporters marocains étaient présents en nombre, non seulement pour suivre les matchs, mais aussi pour soutenir l’équipe nationale algérienne elle-même. Des chants d’encouragement, des applaudissements et une ambiance sportive exemplaire ont mis en évidence l’écart profond entre les peuples et le discours des régimes. Les tribunes ont dit ce que la diplomatie n’a jamais pu dire, et ont fait tomber le discours de haine et de provocation entretenu par le pouvoir algérien depuis des décennies.

Le régime algérien a bâti son discours sur une seule idée, celle selon laquelle l’Algérie serait supérieure et le Maroc insignifiant. Mais la réalité a balayé ce refrain usé. Le Maroc, pays sans pétrole ni gaz, a su planifier, construire, organiser et accueillir la Coupe d’Afrique des nations avec efficacité, et l’étape suivante sera la Coupe du monde, tandis qu’un État rentier, noyé dans les richesses, a échoué à garantir les conditions les plus élémentaires d’une vie digne à ses citoyens. C’est ici que la véritable question a commencé à émerger:

Où sont passés les milliards du pétrole et du gaz? Et pourquoi l’Algérien vit-il ce contraste brutal entre le discours officiel et la réalité?

Ce qui embarrasse le plus le pouvoir militaire, c’est que cette vérité n’a pas été relayée par des chaînes marocaines ni par des communiqués officiels, mais par des Algériens eux-mêmes, à visage découvert, à travers des diffusions en direct depuis leurs téléphones et des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux. Cela n’était rien d’autre que l’expression sincère d’une prise de conscience en train de naître et de l’effondrement du récit du « Maroc imaginaire » nourri par une presse aux ordres.

C’est là que se manifeste le scandale majeur. Une presse algérienne qui, au lieu de relayer ces images authentiques, a choisi le mensonge, la manipulation et l’attaque contre le Maroc sans aucune retenue. Des reportages cherchant à minimiser l’organisation, des images trompeuses et des informations fabriquées dans le seul but de nuire à l’image du Maroc, simplement parce qu’il a réussi à organiser une compétition continentale saluée par tous. Un média qui a perdu ce qui lui restait de professionnalisme et s’est transformé en un outil bon marché entre les mains d’un pouvoir qui redoute la vérité.

Sur le plan politique, ce qui s’est produit constitue une gifle populaire retentissante pour le pouvoir d’Abdelmadjid Tebboune et pour la direction militaire incarnée par Saïd Chengriha. Un régime qui ne craignait qu’une seule chose, que l’Algérien voie la réalité de ses propres yeux. Et ce moment est bel et bien arrivé, à l’aéroport, dans la rue, dans le bus, dans le stade et dans les détails de la vie quotidienne.

Ce qui se déroule aujourd’hui au Maroc n’est pas une simple compétition de football, mais un moment de prise de conscience. Les supporters algériens voient, comparent et posent les questions que le régime redoute:

Pourquoi les autres ont-ils progressé sans pétrole ni gaz, tandis que l’Algérie est restée prisonnière des crises malgré ses richesses? Et pourquoi un régime qui prétend être fort a-t-il besoin de mentir pour justifier son échec?

Les supporters algériens sont toujours au Maroc, mais il est certain que beaucoup rentreront chez eux porteurs d’une nouvelle conscience. Une conscience que ni les slogans ni la propagande ne pourront faire taire. Et c’est précisément la défaite que le régime militaire redoutait plus que toute autre.