Dans une décision qui confirme l’attachement du Royaume du Maroc au respect des règles encadrant les grandes manifestations internationales, le journaliste algérien Kamal Mehawi, correspondant de la chaîne Ennahar, a été éloigné du territoire marocain après qu’il a été établi qu’il ne disposait pas de l’accréditation officielle requise pour couvrir les activités de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.

Selon des sources médiatiques marocaines, les autorités compétentes ont procédé à cette mesure après vérification de la situation du journaliste au sein des installations liées à la compétition, révélant qu’il exerçait sans autorisation délivrée par les instances organisatrices, une condition pourtant obligatoire pour tous les professionnels des médias, nationaux comme étrangers, souhaitant couvrir cet événement continental.

Si la liberté d’expression et la liberté de la presse constituent des piliers fondamentaux dans toute société démocratique, elles ne sauraient en aucun cas justifier le contournement des règles professionnelles et organisationnelles en vigueur lors des grands événements internationaux. La couverture médiatique d’une compétition d’une telle ampleur doit impérativement s’inscrire dans un cadre légal et réglementé.

Le fait pour le journaliste algérien d’accéder aux espaces médiatiques sans accréditation officielle constitue une violation manifeste des normes internationales applicables à ce type de manifestations, et va à l’encontre des principes d’éthique journalistique qui imposent le respect des lois du pays hôte.

Les autorités marocaines rappellent que l’accès des journalistes aux événements est garanti selon des critères transparents et équitables, favorisant un traitement professionnel et responsable de l’information. Toutefois, cette ouverture ne signifie pas une tolérance envers les comportements irréguliers, qu’il s’agisse d’un exercice illégal de l’activité journalistique ou de la diffusion d’informations trompeuses.

La décision prise à l’encontre du journaliste algérien envoie un message clair: le Maroc est un État de droit, respectueux de la liberté de la presse et du débat constructif, mais résolu à faire appliquer ses lois et à protéger l’image de ses institutions et de ses grandes manifestations internationales.

Des publications circulant sur les réseaux sociaux ont avancé l’hypothèse selon laquelle l’expulsion serait liée à des propos jugés offensants ou dénigrants à l’égard du Maroc et de l’organisation de la CAN. Toutefois, aucune source journalistique indépendante et fiable n’a confirmé que de telles déclarations constituent la cause officielle de la mesure. Les éléments disponibles indiquent que le motif principal demeure l’absence d’accréditation réglementaire.

Selon certaines sources étrangères, le journaliste aurait quitté le Maroc à destination d’Istanbul après l’achèvement des procédures administratives, sans qu’aucune poursuite judiciaire supplémentaire ne soit engagée à son encontre.

Le Maroc réaffirme ainsi sa position en tant que pays ouvert aux médias et au pluralisme, tout en rappelant que le respect des lois et des cadres professionnels demeure une condition essentielle à l’exercice de la liberté de la presse. Une liberté qui ne peut s’exercer durablement que dans le respect de la légalité, de l’éthique et de la souveraineté des États.