Le ministère de la Santé dans la bande de Gaza a annoncé samedi que le nombre de victimes palestiniennes résultant des opérations militaires israéliennes en cours depuis le 7 octobre 2023 a atteint 72 027 morts et 171 651 blessés, un chiffre qui reflète l’ampleur de la catastrophe humanitaire que traverse le territoire depuis des mois.

Dans son communiqué statistique quotidien, le ministère a précisé que les hôpitaux de Gaza ont reçu au cours des dernières 24 heures deux morts et 25 blessés. Il a également indiqué qu’un nombre indéterminé de victimes reste coincé sous les décombres ou dans les rues, alors que les équipes de secours et de la défense civile font face à de graves difficultés pour y accéder en raison des destructions massives et des conditions sécuritaires dangereuses.

Dans le même contexte, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a averti de la persistance des dangers pesant sur les enfants palestiniens. L’organisation a confirmé la mort de 37 enfants dans la bande de Gaza depuis le début de l’année, malgré un cessez-le-feu qualifié de fragile. En Cisjordanie, deux enfants ont été tués en janvier dernier et 25 autres blessés.

Ces données figurent dans un rapport onusien publié vendredi, consacré à la situation des enfants à Gaza et en Cisjordanie. L’UNICEF y souligne que les enfants de Gaza restent exposés aux frappes aériennes et aux conséquences de l’effondrement des systèmes de santé, d’eau et d’éducation, ce qui accentue la gravité de la crise humanitaire.

Le rapport insiste sur le fait que l’environnement demeure extrêmement dangereux, voire mortel, pour de nombreux enfants, appelant à la consolidation du cessez-le-feu afin qu’il tienne sa promesse de mettre fin aux souffrances des civils, en particulier des plus jeunes.

L’accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre dernier. Toutefois, des rapports locaux font état de centaines de violations ayant entraîné la mort de 574 Palestiniens et 1 518 blessés depuis son entrée en application, illustrant la fragilité persistante de la trêve.

Face à cette situation, les appels internationaux se multiplient pour renforcer l’aide humanitaire et garantir la protection des civils, alors que les avertissements se poursuivent quant au risque de nouvelles pertes humaines, en particulier parmi les enfants, au cœur de l’une des crises humanitaires les plus complexes de la région.

La rédaction / LEMED24