La scène économique française traverse une période critique avec la menace de faillite d’une entreprise industrielle historique, mettant en danger des milliers d’emplois. Cette société, symbole du savoir-faire européen dans l’électroménager, avait déjà connu de graves difficultés financières en 2014.

C’est alors qu’un investisseur algérien, Issad Rebrab, à la tête du groupe Cevital, est intervenu en injectant près de 150 millions d’euros pour sauver l’entreprise. Il a maintenu plus de 1200 emplois en France et créé environ 1000 postes en Algérie, notamment à Sétif, en développant une chaîne industrielle exportatrice vers l’Europe.

Ce succès économique s’est rapidement heurté à la logique de représailles du régime algérien. À la suite de ses désaccords politiques, Rebrab a été emprisonné, empêché de gérer ses entreprises, et ses fils ont été poursuivis. Le propriétaire du plus grand groupe privé du pays s’est vu interdit l’accès à sa propre société.

Les conséquences ont été dévastatrices. Cevital a perdu plus de 40 pour cent de son chiffre d’affaires, avec des pertes encore plus lourdes dans certains secteurs. Des investissements ont été gelés, des filiales fragilisées, et aujourd’hui même l’entreprise sauvée en France est menacée de disparition.

Le plus choquant reste le silence des autorités et des médias algériens, qui évitent soigneusement de mentionner le rôle du véritable investisseur. En France, on parle d’une crise industrielle, sans jamais rappeler que cette entreprise a été sauvée par des capitaux algériens.

Selon plusieurs témoignages financiers, la famille Rebrab ne détient plus que des parts symboliques, sans aucun pouvoir décisionnel. Une ancienne responsable bancaire française, ayant travaillé en Algérie, a qualifié la situation de crime économique, dénonçant l’abandon total d’un investissement stratégique pour des raisons purement politiques.

Cette affaire dépasse le cas Rebrab. Elle illustre un message clair adressé aux investisseurs: hors du cercle du pouvoir, il n’y a ni sécurité juridique ni protection économique. Un système fondé sur la vengeance politique, dont les victimes sont les travailleurs, en Algérie comme en France.