Selon plusieurs sources diplomatiques concordantes, Mark Schapiro doit arriver à Alger le 1er mars prochain pour prendre la tête de la mission diplomatique américaine.
Conseiller en politique étrangère auprès du chef des opérations navales de l’US Navy. Haut fonctionnaire du service extérieur au département d’État, il est envoyé par United States Department of State, pour exercer les fonctions de chargé d’affaires permanent, en attendant la nomination officielle d’un ambassadeur. Une décision qui n’a pas encore été communiqué par Washington.
Un diplomate familier du terrain algérien Le choix de Mark Schapiro n’est pas anodin. Le diplomate connaît déjà l’Algérie : il a été en poste à Alger entre 2007 et 2009, à une période marquée par des enjeux sécuritaires et énergétiques majeurs dans la région sahélienne.
Son dernier poste d’envergure a été celui de chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Valletta, à Malta, où il a assuré la direction de la mission diplomatique américaine. Son profil est celui d’un diplomate expérimenté, rompu aux environnements stratégiques sensibles.
Une transition après le départ d’Elizabeth Moore Aubin
Depuis le départ, le 16 janvier dernier, de l’ambassadrice Elizabeth Moore Aubin, la représentation américaine à Alger était assurée par le chef de mission adjoint, Ryan Palsrok, en qualité de chargé d’affaires par intérim.
L’arrivée de Schapiro met fin à cette phase transitoire et installe une direction plus stabilisée, même si le poste d’ambassadeur demeure vacant.
Cette nomination intervient dans un contexte diplomatique particulier. Le 21 décembre dernier, le Département d’État américain avait annoncé un rappel élargi de plusieurs ambassadeurs en poste dans différents pays.
Officiellement, cette mesure visait à permettre une réévaluation stratégique des priorités diplomatiques américaines à l’échelle mondiale. Outre l’Algérie, plusieurs capitales ont été concernées par ce mouvement, traduisant une volonté de Washington d’ajuster son dispositif diplomatique face aux évolutions géopolitiques récentes.
Quels enjeux pour la relation algéro-américaine ? Le retour d’un diplomate connaissant déjà le paysage politique et institutionnel algérien peut être interprété comme un signal de continuité pragmatique plutôt que de rupture.
Les dossiers bilatéraux restent nombreux : coopération sécuritaire dans le Sahel, partenariats énergétiques, dialogue stratégique régional, mais aussi gestion des équilibres diplomatiques en Méditerranée.
L’absence, pour l’instant, d’un ambassadeur officiellement nommé laisse toutefois planer une interrogation : s’agit-il d’une simple transition administrative ou d’une phase d’observation dans une relation bilatérale en recomposition ?
Le 1er mars apportera un premier élément de réponse.



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