La cour d’assises de Paris a émis, vendredi 6 mars 2026, un mandat d’arrêt contre l’intellectuel suisse Tariq Ramadan, après son absence aux audiences de son procès ouvert en début de semaine dans la capitale française pour des accusations de viol remontant à plusieurs années.
Selon la cour, la décision a été prise après que Ramadan ne s’est pas présenté aux audiences depuis l’ouverture du procès le lundi 2 mars, alors que celui-ci devait se poursuivre jusqu’à la fin du mois en cours. Les juges ont décidé de poursuivre la procédure et de le juger par contumace devant la cour d’assises de Paris.
À la suite de cette décision, les avocats de la défense ont quitté la salle d’audience pour protester contre cette mesure judiciaire, estimant que les circonstances entourant l’absence de leur client n’ont pas été prises en considération.
Âgé de 63 ans, Tariq Ramadan avait déjà été condamné en Suisse en 2024 dans une autre affaire de viol. En France, il est accusé d’avoir violé trois femmes dans des faits remontant à la période entre 2009 et 2016.
Des sources judiciaires ont indiqué que l’accusé n’avait pas fourni de justification juridique suffisante pour expliquer son absence aux audiences. Sa défense affirme toutefois qu’il recevait des soins médicaux en Suisse en raison de sa maladie, la sclérose en plaques, un problème de santé qui avait déjà suscité des débats juridiques lors des procédures précédentes.
L’émission de ce mandat d’arrêt marque une étape importante dans cette affaire très médiatisée, marquée par de nombreux reports et procédures judiciaires ayant retardé le déroulement du procès pendant plusieurs années. La décision de la justice française ouvre ainsi la voie à la poursuite du procès malgré l’absence de l’accusé et permet l’activation du mandat d’arrêt en cas de présence de Ramadan sur le territoire français ou dans le cadre d’une coopération judiciaire internationale.



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