La Maison-Blanche a annoncé que le coût des opérations militaires menées par les États-Unis contre l’Iran a atteint jusqu’à présent environ 12 milliards de dollars, alors que les affrontements se poursuivent au Moyen-Orient et que les dépenses pourraient encore augmenter dans les semaines à venir.

Le directeur du Conseil économique national à la Maison-Blanche, Kevin Hassett, a indiqué que les dernières estimations reçues concernant les dépenses militaires américaines s’élèvent à près de 12 milliards de dollars depuis le début de l’opération.

Lors d’une interview accordée dimanche à la chaîne CBS News, Hassett a déclaré : « Le dernier chiffre qui m’a été communiqué est de 12 milliards de dollars. C’est le montant que nous avons dépensé jusqu’à présent », soulignant que les ressources et les armements actuellement disponibles sont suffisants pour poursuivre les opérations et atteindre les objectifs fixés.

Le responsable américain a expliqué que l’administration dispose de marges financières supplémentaires si les opérations nécessitent davantage de fonds. Selon lui, la Maison-Blanche peut se tourner vers le United States Congress afin de demander de nouveaux crédits budgétaires destinés à financer la guerre si cela s’avère nécessaire.

Concernant la durée des opérations militaires, Hassett a indiqué que les estimations du United States Department of Defense suggèrent que l’opération pourrait durer entre quatre et six semaines pour atteindre ses objectifs militaires. Il a également affirmé que le déroulement actuel des opérations semble avancer plus rapidement que prévu.

Il a précisé que les forces américaines se trouvent « approximativement dans les deux premières semaines » des opérations, ce qui pourrait permettre dans les prochains jours d’avoir une vision plus claire du moment où le président américain décidera que les objectifs militaires ont été atteints.

Sur le plan économique, Hassett s’est montré confiant quant à la capacité de l’économie américaine à résister aux répercussions de l’escalade militaire au Moyen-Orient. Il a affirmé que les États-Unis disposent « d’un élan économique important et de réserves pétrolières abondantes », ce qui limite les risques d’un impact négatif majeur sur l’économie américaine.

Il a ajouté que la fin de la guerre pourrait provoquer ce qu’il a qualifié de « choc positif important pour l’économie mondiale », notamment grâce à la stabilisation des marchés et à la réduction des incertitudes géopolitiques.

La semaine dernière, l’agence Reuters a rapporté, citant plusieurs membres du Congrès, que l’administration américaine pourrait prochainement soumettre une demande officielle pour obtenir un financement supplémentaire destiné à soutenir l’effort de guerre.

Selon certaines estimations au sein du Congrès, la demande pourrait atteindre environ 50 milliards de dollars, tandis que d’autres responsables estiment que ce montant pourrait être insuffisant si les opérations militaires se prolongent ou si l’escalade s’intensifie.

Ces développements interviennent alors que la confrontation militaire se poursuit depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé des frappes visant des sites à l’intérieur du territoire iranien, une action qui a rapidement intensifié les tensions dans la région.

En réponse, l’Iran continue de mener des attaques contre Israël ainsi que contre des positions militaires américaines au Moyen-Orient, ce qui reflète l’élargissement du conflit et renforce les inquiétudes quant au risque d’une confrontation régionale plus large.