Le président américain Donald Trump a durci le ton à l’égard de l’Iran, évoquant la possibilité d’un changement de régime à Téhéran, alors que Washington renforce sa présence militaire au Moyen-Orient en envoyant un second porte-avions dans la région. Cette évolution marque une montée des tensions susceptible de bouleverser le dossier du nucléaire iranien.

Lors d’un événement militaire à Fort Bragg, en Caroline du Nord, Trump a déclaré qu’un changement de régime en Iran serait « la meilleure chose qui puisse arriver », sans préciser qui pourrait prendre le pouvoir. Il a également annoncé qu’une « force massive » serait prochainement déployée au Moyen-Orient.

Parallèlement, des discussions diplomatiques sont prévues mardi à Genève entre les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants iraniens, avec la médiation d’Oman. Washington souhaite élargir les négociations au programme balistique iranien et au rôle régional de Téhéran, tandis que l’Iran se dit prêt à discuter de limitations nucléaires en échange d’une levée des sanctions, mais refuse d’inclure ses missiles dans les pourparlers.

Le Pentagone a confirmé l’envoi du porte-avions USS Gerald R. Ford, qui rejoindra l’USS Abraham Lincoln et plusieurs destroyers et avions de combat déjà présents dans la région. Le Gerald R. Ford, plus grand porte-avions au monde, peut transporter plus de 75 appareils, dont des F/A-18 Super Hornet et des avions de veille aérienne E-2 Hawkeye.

Trump n’a pas exclu des frappes militaires en cas d’échec des négociations, tandis que Téhéran a promis de riposter à toute attaque, faisant craindre un conflit régional d’ampleur. Dans ce contexte tendu, la région se retrouve face à un choix décisif entre une reprise diplomatique ou une escalade aux conséquences imprévisibles.