Une secousse tellurique de magnitude 4,5 sur l’échelle de Richter a été enregistrée dans la nuit du mardi au mercredi 18 mars, au large des côtes de Tétouan, provoquant une vive inquiétude parmi les populations du nord du Maroc et jusqu’au centre du pays. Bien que le séisme n’ait causé ni dégâts matériels ni pertes humaines, il a été largement ressenti dans plusieurs villes, révélant une nouvelle fois la sensibilité sismique de la région.

Un épicentre en mer d’Alboran
Selon les données du Centre sismologique euro-méditerranéen (EMSC) et de l’Institut national de géophysique, la secousse principale s’est produite à 23h56 (heure marocaine). Son épicentre a été localisé dans la mer d’Alboran, à environ 40 kilomètres au large de Tétouan, à une profondeur relativement faible, estimée à moins de 10 kilomètres.

Cette faible profondeur a joué un rôle déterminant dans la perception du séisme sur une large zone géographique. En effet, les secousses peu profondes ont tendance à être plus fortement ressenties en surface, même à distance de l’épicentre.

Des répliques ressenties sur une large partie du territoire
Bien que le séisme se soit produit en mer, ses effets ont été ressentis sur une grande partie du littoral marocain. Les habitants de Tétouan, M’diq et Fnideq ont été les premiers à signaler un tremblement notable, décrit comme bref mais intense, ayant duré quelques secondes.

Mais le phénomène ne s’est pas limité au nord. Très rapidement, des témoignages ont afflué depuis des villes plus éloignées, notamment Kénitra, Rabat, Salé, Mohammédia et même certains quartiers de Casablanca. Cette propagation inhabituelle des secousses s’explique par les caractéristiques géologiques de la région.

Un phénomène amplifié par la configuration géologique
Les experts en sismologie soulignent que la diffusion des ondes sismiques le long des zones côtières favorise leur propagation sur de longues distances. Dans le cas présent, la combinaison d’une magnitude supérieure à 4 et d’un foyer peu profond a permis aux vibrations de traverser efficacement la croûte terrestre.

Ce type de phénomène est relativement fréquent dans les zones maritimes proches des continents, notamment en mer d’Alboran, une région connue pour son activité tectonique liée à la convergence des plaques africaine et eurasienne.

Aucun dégât signalé, mais une vigilance maintenue
Malgré la force relative du séisme, aucune victime ni dégât matériel n’a été signalé par les autorités locales ou les services de protection civile. Cette absence de conséquences graves s’explique en partie par la localisation en mer de l’épicentre et par la brièveté de la secousse.

Cependant, les autorités appellent à la vigilance, rappelant que le Maroc, bien que modérément exposé, n’est pas à l’abri d’événements sismiques plus importants.

Une activité sismique récente dans le pays
Ce tremblement de terre intervient quelques minutes seulement après une autre secousse, plus faible, enregistrée dans la région de Midelt. D’une magnitude de 2,9, celle-ci s’est produite à 23h21, selon les données de l’EMSC.

Bien que ces deux événements ne soient pas nécessairement liés, leur proximité temporelle rappelle la dynamique tectonique active qui caractérise certaines régions du Royaume.

Une région sous surveillance permanente
La mer d’Alboran et le nord du Maroc constituent une zone de contact entre deux grandes plaques tectoniques, ce qui explique la récurrence d’activités sismiques, généralement de faible à moyenne intensité.

Les centres de surveillance nationaux et internationaux continuent de suivre de près l’évolution de la situation, afin de détecter toute éventuelle réplique ou activité inhabituelle.

Si ce séisme n’a heureusement entraîné aucune conséquence grave, il rappelle néanmoins la nécessité de maintenir des dispositifs de prévention et de sensibilisation face aux risques naturels. Dans un contexte régional marqué par une activité tectonique persistante, la vigilance reste de mise.