Les États Unis se préparent à lancer un nouveau processus de négociation autour de la question du Sahara marocain, après avoir adressé des invitations officielles au Maroc, à l Algérie et à la Mauritanie, avant d y inclure ultérieurement le Front Polisario. Cette initiative reflète le retour d un engagement américain direct dans ce dossier régional sensible. Selon des sources médiatiques maghrébines, une réunion préparatoire devrait se tenir à la fin du mois en cours, tandis que la première série de négociations formelles est prévue pour le mois de mars prochain dans l État de Floride.
Cette démarche intervient dans un contexte international marqué par une pression croissante sur les parties qui entravent le processus politique, au premier rang desquelles le régime algérien, qui a longtemps instrumentalisé ce conflit à des fins géopolitiques, tout en se présentant faussement comme un acteur neutre alors qu il est le principal soutien politique et militaire du Polisario. Le fait d inclure officiellement l Algérie dans les invitations américaines constitue une reconnaissance implicite du caractère régional du conflit.
La réunion préparatoire sera consacrée, selon les mêmes sources, à l achèvement des consultations techniques et au renforcement des contacts politiques en vue de lancer des négociations officielles sur le cadre du règlement politique. Plusieurs hauts responsables américains devraient y participer, notamment le secrétaire d État Marco Rubio, ainsi que Massad Boulos, principal conseiller du président pour les affaires arabes et africaines, et Steve Witkoff, envoyé spécial pour le Moyen Orient. Leur présence traduit la volonté de Washington de rompre l immobilisme qui a caractérisé ce dossier ces dernières années.
Ces développements s inscrivent dans la mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui réaffirme la priorité d une solution politique réaliste, pratique et durable fondée sur le consensus, et appelle toutes les parties à s engager de bonne foi sous l égide des Nations unies, y compris les pays voisins, ce qui vise clairement l Algérie.
La session prévue en Floride précède une réunion clé du Conseil de sécurité en avril 2026, chargée d évaluer les progrès réalisés. Le Maroc aborde ce processus en position de force grâce à son initiative d autonomie soutenue par de nombreux acteurs internationaux, alors que l Algérie se retrouve face à un véritable test entre engagement réel et poursuite d une stratégie de blocage qui l isole de plus en plus sur la scène internationale.
La rédaction / LEMED24



Comments
0No comments yet.