La sélection marocaine a validé son billet pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations organisée sur son sol, en venant à bout du Nigeria aux tirs au but 4 à 2, après un match fermé et indécis conclu sur un score nul et vierge au terme de 120 minutes de jeu. Une qualification arrachée dans la douleur, mais méritée au vu de la maîtrise et de la solidité affichées par les Lions de l’Atlas.

Disputée au stade Moulay Abdellah de Rabat, la rencontre s’est déroulée dans une ambiance exceptionnelle, devant plus de 65 000 supporters acquis à la cause du Maroc. Dès le coup d’envoi, les hommes de Walid Regragui ont dû composer avec la pression d’un adversaire nigérian athlétique et expérimenté, décidé à étouffer le jeu marocain et à frapper en contre.

Le Maroc a opté pour une approche équilibrée, misant sur une organisation défensive rigoureuse et des transitions rapides sur les côtés. Malgré plusieurs situations dangereuses créées en première période, les occasions n’ont pas été concrétisées, face à un bloc nigérian compact et discipliné. De son côté, le Nigeria s’est montré menaçant par séquences, obligeant la défense marocaine et son gardien à rester constamment vigilants.

Au fil des minutes, l’intensité physique est montée d’un cran. Les deux équipes se sont livrées un duel âpre au milieu de terrain, laissant peu d’espaces à l’expression offensive. Les gardiens, Yassine Bounou pour le Maroc et Stanley Nwabali pour le Nigeria, se sont illustrés par plusieurs interventions décisives, maintenant le suspense intact jusqu’à la fin du temps réglementaire.

Lors des prolongations, la fatigue a commencé à peser sur les organismes, sans toutefois entamer la détermination des deux camps. Le sélectionneur marocain a tenté de forcer la décision à travers des changements offensifs, mais le verrou nigérian n’a jamais cédé. Le sort de la demi-finale s’est donc joué lors de la séance des tirs au but.

Dans cet exercice, Yassine Bounou a confirmé son statut de dernier rempart de classe mondiale. Calme, concentré et sûr de ses choix, il a stoppé deux tentatives nigérianes, offrant un avantage décisif à son équipe. Les tireurs marocains, quant à eux, ont fait preuve d’un sang-froid remarquable, transformant leurs penalties avec autorité pour sceller la qualification.

Cette victoire marque le retour du Maroc en finale de la CAN après plus de vingt ans d’absence, la dernière remontant à 2004. Elle témoigne également de la maturité collective acquise par cette génération, capable de gérer la pression, de résister dans l’adversité et de frapper au moment opportun.

En finale, les Lions de l’Atlas affronteront le Sénégal, tombeur de l’Égypte dans l’autre demi-finale. Un rendez-vous décisif attend désormais le Maroc, avec en ligne de mire un titre continental attendu depuis 1976. Devant son public et sur sa pelouse, la sélection nationale sait qu’elle n’est plus qu’à un match de l’histoire.

La rédaction / LEMED24