Dans un climat régional extrêmement tendu, l’Autorité israélienne de radiodiffusion a révélé que des estimations en Israël indiquent une possible attaque des États-Unis contre l’Iran dans les jours à venir, avec la probabilité que Tel-Aviv reçoive un avertissement préalable quelques heures avant son exécution.
Selon le rapport, le scénario le plus évoqué au sein des milieux sécuritaires israéliens repose sur une opération combinant des cyberattaques ciblées et des frappes militaires limitées, visant à perturber les capacités iraniennes sans provoquer une guerre totale. Ces évaluations ont conduit l’appareil sécuritaire israélien à relever son niveau d’alerte, par crainte de réactions iraniennes directes ou indirectes via ses alliés régionaux.
Sur le plan diplomatique, des mouvements non annoncés ont été signalés, notamment la visite du ministre israélien des Affaires étrangères à Abou Dhabi, où il aurait tenu une rencontre qualifiée de secrète avec son homologue émirati, sans communication officielle sur le contenu ou les objectifs des discussions.
Parallèlement, des préparatifs civils ont commencé à apparaître. Les municipalités de Beer-Sheva et de Gan Yavneh ont annoncé l’ouverture des abris publics, malgré l’absence d’instructions formelles de l’armée, rejoignant ainsi la ville de Dimona qui avait pris une mesure similaire plus tôt. Ces décisions traduisent une inquiétude croissante au sein du front intérieur israélien face à d’éventuelles surprises liées à une escalade imminente.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de pressions américaines et israéliennes accrues sur Téhéran depuis le déclenchement de manifestations populaires en Iran fin décembre dernier. Ces pressions se sont accompagnées de déclarations de responsables à Washington et à Tel-Aviv laissant entrevoir une volonté de changement profond du régime iranien.
L’Autorité de radiodiffusion avait déjà indiqué que les États-Unis sont plus proches que jamais de lancer une attaque contre l’Iran afin de la contraindre à négocier. De son côté, Israël continue d’accuser Téhéran de reconstruire ses capacités balistiques endommagées lors d’une guerre de douze jours en juin dernier, conclue par un cessez-le-feu sans résoudre les causes profondes des tensions, laissant la région au bord d’une nouvelle flambée.
La rédaction / LEMED24



Comments
0No comments yet.